Voulez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours en athlétisme ?
Je m’appelle Abdoul Mmadi et j’ai 26 ans. J’ai commencé l’athlétisme en 2014 au Stade Olympique Arlésien. Au début, je pratiquais toutes les disciplines : courses, sauts et lancers. À partir de 2018, je me suis entièrement consacré au saut à la perche.
Pourquoi avez-vous choisi l'épreuve de saut à la perche ?
J’ai commencé le saut à la perche un peu par hasard. À l’origine, lorsque je me suis inscrit à l’athlétisme, c’était pour faire du sprint comme mon modèle Usain Bolt. Mais le jour de mon inscription, le groupe de sprint était absent. On m’a donc orienté vers l’entraîneur de perche, Mohamed Kamali, qui est devenu mon premier coach. Il m’a initié au saut à la perche, et grâce à sa joie, son enthousiasme et son investissement pendant l’entraînement, il m’a donné envie de revenir à la séance suivante… puis une autre, et une autre encore. C’est ainsi que tout a commencé.
Que représente pour vous le fait de représenter les Comores à ces Jeux ?
C’est pour moi une immense fierté de représenter les Comores et de me battre pour faire briller mon pays autant que possible.
Comment vous vous préparez mentalement pour ces 6ᵉ Jeux ?
La préparation a été un peu compliquée, car ces 6ᵉ Jeux arrivent très tôt dans la saison. On a donc dû accélérer la préparation pour être le plus performant possible le jour J. Mais maintenant, j’ai surtout hâte d’être sur la piste et de sauter.
Quels sont vos objectifs pour cette compétition ?
Les objectifs sont très simples ramener une médaille au pays et prendre du plaisir avec la délégation.
Quel est l’aspect le plus difficile du saut à la perche pour vous : la course d’élan, le planté, le renversement ou la retombée ?
Pour moi, c’est surtout la course d’élan qui me fait défaut. J’ai encore parfois du mal avec le placement technique, le rythme et la régularité, ce qui peut impacter tout le reste du saut.
Comment gérez-vous stress avant un saut important ?
Dans un premier temps, j’essaie toujours de rester positif. Je me concentre sur les choses que je dois mettre en place pour réussir. Et surtout, je me rappelle que c’est Dieu qui décide : si c’est écrit, je passerai.
Quels sont vos objectifs à moyen et long terme ?
À moyen terme, mon objectif est de franchir 5,40 m ou plus et de me qualifier pour les Championnats d’Afrique cet été, avec l’ambition de viser un top 6, voire un podium. À long terme, c’est plus difficile à définir, mais je veux aller chercher les 5,70 m ou plus et, pourquoi pas, représenter les Comores dans les grands championnats internationaux.
Propos Oustadh Padré