Les Comores font partie de ces pays qui n'ont pas encore pris la mesure de l'importance de la natation bien qu'étant un pays maritime par excellence. La Fédération Comorienne de Natation (FCN) essaye bon an mal an d'être au rendez-vous des différents calendriers internationaux auxquels elle doit répondre au risque de se faire exclure de la Fédération Internationale de Natation (FINA). Mais l'on se doute bien que ces participations ne font l'objet d'aucune attente en termes de résultats, mais sont des opportunités données aux athlètes de participer à des compétitions pour à la fois garder la forme mais en même en temps entretenir la flamme de l'espoir pour les futures générations. Et pourtant avec un peu de volonté et de moyens, la natation serait l'un des sports les plus prometteurs de notre pays. La médaille d'or lors des derniers jeux des îles illustrent parfaitement le potentiel endormi des jeunes athlètes comoriens.
En ce qui concerne ces championnats du monde de Budapest, les Comores sont représentés par deux nageurs, le très expérimenté Barouf Ali et la jeune pouce Maesha Saandi dont certains n'hésitent pas à placer l'espoir de la discipline sur ses épaules. Tout les deux seront aligné au 50m nage libre. Barouf Ali, fera son entrée ce jeudi à 10h 30 heure de Moroni dans la deuxième série des qualifications. Le natif d'Itsandra sera à la ligne de dos numéro 9 au côté d'un autre africain, l'Éthiopie Tilahun Ayal Malade et un autre africain venu de la RDC Yves Munyu.
La jeune Maesha qui est aussi à l'aise dans les courts de tennis que dans les bassins de natation fera son entrée demain vendredi à 10h cette fois. Pour sa première sortie à l'internationale, la jeune de 15 ans est placée à la ligne de dos numéro 9 à côté de la jeune Tadjik (19 ans) Eketerina Bardachyova qui a un temps de référence de 30.71. En décembre dernier aux Emirats Arabes Unis, elle avait déjà parcouru la distance en petit bassin (25m) en 28.71 même si le chrono n'avait pas été homologué. Sans chrono de référence, la jeune comorienne doit batailler fort pour commencer à faire inscrire son nom dans les tablettes de la FINA.
Si les 23.67 de la suédoise Sarah Sjöström (record du monde) semble loin, l'âge de Maesha joue en sa faveur pour que dans les prochaines années elle puisse compter parmi les meilleures de la distance en Afrique au mieux dans le monde, c'est ce qu'on lui souhaite.
AS Badraoui